31/12/2009

Les Cournouses

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 840m-1242m
Longueur : 11.5Km
Dénivelé (positif-négatif) : 600m-600m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 6 septembre 2009)
De nombreuses gorges très profondes marquent l'entrée Ouest du Vercors. Parmi elles, les gorges de la Bourne, permettant d'accéder au plateau des Quatre Montagnes, et celles de la Vernaison, où a été creusée la célèbre route des Grands Goulets.
Entre les deux s'étendent les Cournouses, une fine montagne en forme de presqu'île avec des ravins imposants en guise de plages.

Cette randonnée permet de marcher le long des deux versants des Cournouses. Avec à chaque fois une vue spectaculaire à la clé ! Le sentier traversera le bois de l'Allier, descendra dans les gorges de la Vernaison et remontera par le pas des Voutes pour basculer côté Bourne.

Le départ se situe au niveau de "Sandron" (1016m), peu après le hameau du Bard. On rejoint ce coin plutôt paumé en prenant la petite route sur la gauche avant d'arriver à St Martin en Vercors, en provenance des Grands Goulets. Carte grandement conseillée !
Pour commencer, nous prenons le sentier qui s'enfonce dans les bois en direction du pas de l'Allier.

Au pas de l'Allier

Après une douce montée à travers chênes, hêtres et belles clairières, nous arrivons au pas (1171m). C'est le premier panorama de la journée, et pas des moindres. Devant nous s'étendent les gorges de la Vernaison et leurs 800m de profondeur (!). Au loin, la plaine du Royans. Tout en bas, la route empruntée précédemment serpente calmement ...

Des randonneurs sont déjà présents. Après une pause photo nous attaquons la descente du jour. Il n'y a pas de sommet à grimper aujourd'hui ! Le sentier que nous empruntons possède un caractère historique. En effet, c'était le seul utilisé pour descendre dans la vallée (souvent à dos de d'âne) quand les routes n'existaient pas encore.
Nous longeons le précipice (sans exposition) pendant 2Km environ, sur un chemin damé par de gros cailloux.

Dans la descente du pas de l'Allier

Après la traversée du 2ème pierrier, un sentier assez large part franchement sur la droite. C'est ici qu'il faut tourner pour monter au pas des Voutes. Tout droit, le chemin rejoint le village de Chatelus. Ce repère (840m) est important car nous n'avons vu aucun balisage ni indication sur le terrain, c'est plutôt rare dans le Vercors.

Il faut maintenant remonter les 300m à peine descendus ! Le sentier des Voutes est étroit, sinueux et raide. Par endroits, seuls des maigres buis nous séparent du vide. Le chemin n'est pas dangereux mais il est à éviter tout de même en cas de pluie, les rochers pouvant devenir très glissants.

Arrivés au pas, nous sommes désormais sur une étroite bande de montagne, entre la petite et la grande Cournouse. Moins d'une centaine de mètres sépare les deux gorges et les deux vallées !
Après un court passage goudronné (?) le sentier continue de grimper jusqu'au point culminant du jour. C'est ici que la vue sur les gorges de la Bourne est la plus impressionnante.

Face à nous, la forêt des Coulmes apparait dans sa majeure partie, séparée de la vallée par les fameuses falaises de Presles. On distingue bien les villages de Choranche et Presles, ainsi que le barrage hydro-électrique de la Bourne.

Nous déjeunons avec ce panorama inédit sous nos pieds.

Les Coulmes vues des Cournouses

La suite de la randonnée est plus classique, à travers le bois de l'Allier. Plusieurs itinéraires sont possibles pour revenir au point de départ. Nous choisissons d'effectuer une boucle, en suivant la direction de St Martin en Vercors.
Après avoir traversés une grande clairière nous descendons, toujours dans la forêt, vers le hameau du Briac que l'on rejoint facilement. L'endroit est très vert et très paisible, avec les Hauts Plateaux du Vercors en arrière plan qui attirent l'œil immédiatement. En suivant la petite route nous arrivons rapidement au point de départ.


Cette randonnée assez peu connue est vraiment à découvrir. La géographie des lieux fait que l'on peut voir deux panoramas différents et impressionnants en peu de kilomètres.
La descente puis la remontée d'une partie des gorges est un peu sportive. On peut toutefois l'éviter en restant dans la forêt (randonnée niveau 1). Une bonne manière d'associer paysages et sortie familiale !

Arrivée au hameau du Briac

Parcours et profil (altitudes approximatives) :

19/12/2009

Lacs de Vens

Département : Alpes Maritimes (06)
Massif : Mercantour
Altitudes (min-max) : 1557m-2434m
Longueur : 17Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1000m-1000m environ
Difficulté : 3/5

(Sortie effectuée le 18 août 2009)
Au mois d'août 2009, nous avons passé une semaine de vacances dans le Mercantour, au niveau de la vallée de la Tinée. Ce fut l'occasion pour nous de découvrir cette belle partie des Alpes aux paysages variés, le tout à 60Km à vol d'oiseau de la Méditerranée.
Cette randonnée assez connue se déroule intégralement dans le coeur du Parc National du Mercantour. Elle permet d'accéder aux splendides Lacs de Vens, perchés dans la zone frontalière avec l'Italie. Longue, la sortie reste moyennement difficile car les pentes rencontrées sont rarement soutenues.

Le lac le plus étendu

Nous nous garons tôt le matin au parking de Vens (n°20), situé sur la route du col de la Bonette, en partant de Saint Etienne de Tinée. Dans le PN du Mercantour, il n'y a aucun balisage peint au sol ou sur les arbres. Les seuls repères sont des panneaux avec des numéros, reportés sur les cartes IGN. Pratique, sauf quand les repères sont très éloignés !

Des randonneurs sont déjà présents pour s'attaquer aux 850m de dénivelé qui nous séparent des lacs. La montée démarre tranquillement, sur un chemin bien tracé. Nous grimpons en lacets dans une combe étroite et profonde, en suivant l'amont d'un torrent.
La présence de l'eau et l'ombre matinale sont agréablement rafraichissantes ! Le torrent est franchi à plusieurs reprises sur des petits ponts en bois. Soudain, nous voyons un chamois et son petit juste au dessus de nous. Apeuré, la mère s'enfuie tandis que le jeune, plus curieux, nous examine avant de la rejoindre.

Nous arrivons au sommet de la combe (n°22), peu après la traversée d'un pierrier. La vue sur le chemin parcouru est impressionnante ! Le décor, sec et encaissé, a des allures de montagne Corse.

Paysage du Mercantour

Afin d'atteindre les berges des lacs, nous prenons la direction du Sud Est (n°27). Après le franchissement d'une petite cheminée (pas des Pêcheurs) nous voyons enfin notre but du jour.
Les lacs de Vens sont nombreux et de taille variable. Le premier que nous rejoignons est assez vaste et on devine bien qu'il est le reste d'un glacier. Bordée par un petit névé qui subsiste à l'ombre, son eau bleu-verte est étincelante.

Nous faisons une petite halte un peu plus haut, où nous avons une vue plus dégagée. C'est déjà un bon début, mais encore rien face à la beauté du paysage qui s'ouvre à nous une fois le lac "supérieur" atteint.
En effet, c'est une vraie carte postale de montagne avec une grande étendue d'eau, des torrents qui bouillonnent, et une cascade au dessus de laquelle est nichée le refuge de Vens (2366m).

Nous voyons de nombreuses marmottes au bord du lac, plutôt farouches. La richesse de la faune du Mercantour n'est pas exagérée ! Petit coup de gueule par contre pour les randonneurs qui se baignent accompagnés d'un chien, alors qu'ils sont interdits dans la zone centrale du Parc (dérangement de la faune, maladies potentielles ...).

Le refuge de Vens et sa cascade

A ce stade de la randonnée, on pourrait faire demi-tour et rejoindre le parking. Mais nous voulons effectuer une boucle complète et descendre au hameau du Pra. A partir du refuge, nous traversons encore le torrent en direction du panneau 24 puis montons pour longer le lac par le haut. Une autre possibilité (non testée) est de grimper au col du Fer.
Le lac dépassé, le sentier devient étroit et parallèle à la crête. D'ici, nous voyons de nombreux points remarquables du Mercantour, dont la Cime de la Bonnette (2860m, la plus haute route des Alpes).

Le chemin descend ensuite dans un vallon plus large que précédemment, où poussent quelques conifères. L'ambiance est aride et sauvage ! Nous arrivons peu à peu aux maisons forestières de Tortisse, qui marquent le début de la descente vers la vallée de la Tinée. Drôle d'appellation, car la forêt est plutôt maigre.

Les maisons de Tortisse. Au fond, la Bonnette

La descente est peu pentue au départ. Exposée au soleil, la marche est rendue pénible en début d'après midi. Heureusement, nous rencontrons fréquemment des ruisseaux rafraichissants. Il faut bien regarder où on marche car une grosse grenouille a failli être écrasée sous nos pas !
Après une remontée (ne pas s'inquiéter que cela remonte), nous traversons une petite forêt sur le plateau de Morgon. Désormais, c'est une descente plus raide avec de nombreux lacets qui nous mènera à la route.

Le sentier se descend rapidement et rejoint le parking du Pra (n°32). Il faut encore faire 1,5Km sur la route pour arriver à notre point de départ.
Nous suivons la rive gauche de la Tinée, dont le débit est assez puissant. Sur la rive opposée, une biche et son faon se désaltèrent. Que d'animaux vus aujourd'hui !

Vallée de la Tinée

Cette randonnée est sûrement une des plus belles de la vallée de la Tinée. La variété des paysages, l'eau vive et la faune raviront les amateurs de randonnée sauvage, dans un lieu totalement préservé.

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

28/11/2009

Pic St Michel (par Lans en Vercors)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1266m-1966m
Longueur : 9Km
Dénivelé (positif-négatif) : 700m-700m
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 9 août 2009)
De retour de nos séjours respectifs avec l'UCPA, nous retrouvons le Vercors pour une randonnée classique mais très sympa : l'ascension du Pic St Michel (1966m) par Lans en Vercors.
Ce sommet bien connu des Grenoblois et des habitants du plateau des 4 montagnes peut se gravir par de multiples façons. Nous avons choisi celle qui descend par le col de l'Arc. Elle a l'avantage d'éviter l'autoroute de marcheurs montant par ce sentier les week end d'été.

Villard de Lans vu du Pic St Michel

Nous arrivons assez tôt au parking des Barnets (1266m), situé sur la route de la Sierre (station de ski alpin). Le mauvais temps étant annoncé pour l'après midi, nous devons boucler la rando dans la matinée.
Le début est simple jusqu'au Collet du Furon. C'est un long chemin en ligne droite et en pente douce, qui évolue au milieu des pâturages.

Arrivés au croisement, nous quittons le chemin principal et prenons le petit sentier qui monte en direction de la Combe Oursière. L'ascension de 150m, sur de gros gravillons, est raide et assez cassante. Mais nos jambes en ont vu d'autres ces derniers temps, et elle est donc avalée rapidement.
Sur notre gauche, une belle vue se dessine sur le plateau.

A la Combe Oursière nous sommes à la limite de la forêt (la "zone de combat"). Après un replat agréable et bien ombragé il faut attaquer la montée finale. Désormais, le sentier traversera de gros lapiaz jusqu'au sommet.
Grimper sur ces gros blocs de calcaire est assez ludique. Le chemin est très bien tracé et malgré le dénivelé, le sommet arrive vite. Ce sentiment de facilité est sûrement du à l'entrainement de ces dernières semaines.

Au sommet : le Moucherotte et la Chartreuse

Une superbe mer de nuages nous attend au sommet. Recouvrant toute la vallée de Grenoble, située 1700m en dessous, ils s'accrochent aux parois verticales et montent peu à peu vers nous. La ville est donc difficile à voir et les sommets de la Chartreuse, de Belledonne ainsi que le Mont Blanc semblent flotter au dessus de la brume de chaleur.
Nous faisons une petite pause à la croix qui marque le sommet. Peu à peu des randonneurs nous rejoignent, en provenance des deux chemins d'accès.

La descente, légèrement technique, va nous mener au col de l'Arc (1736m), un passage clé de cette partie du Vercors. En effet, il permet de descendre jusqu'à la commune de Varces située dans la plaine de Grenoble. C'est aussi le point de départ du fameux Balcon Est, un sentier escarpé qui passe sous l'imposant Roc Cornafion.
Au col, beaucoup de randonneurs affluent et s'apprêtent à monter au Pic St Michel. Personne ne tente le Balcon Est, ce qui est plutôt prudent vu le mauvais temps qui se profile.

Le col de l'Arc et le Roc Cornafion

Nous prenons un morceau du GR91 pour rentrer à notre point de départ. Dans la première descente, bien pentue, nous croisons un groupe d'une trentaine de marcheurs grimpant avec plus ou moins de facilité.
Le retour se fait en grande partie dans une forêt de conifères rafraichissante. Le choix de faire la boucle dans ce sens s'avère judicieux pour l'exposition au soleil et la fréquentation.

Une dernière petite pause aux Allières et nous rejoignons rapidement le parking des Barnets, désormais bondé. Après la marche, c'est la natation (ou plutôt le barbotage) qui nous attend au complexe aquatique de Villard de Lans !
L'orage est arrivé comme prévu dans l'après midi. Il ne faisait alors pas bon de se balader sur les crêtes ...

Les Allières

Ce circuit est un bon choix pour accéder assez facilement à un sommet connu du massif. Le terrain est varié et le sentier souvent très bien tracé, avec un panorama qui vaut le coup une fois en haut.
Seul bémol, il est un peu victime de son succès à la belle saison. Marcheurs solitaires, d'autres coins du Vercors sauront bien mieux vous accueillir !

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

16/11/2009

Grand Galibier (par l'Alpe du Lauzet)

Département : Hautes Alpes (05)
Massif : Cerces
Altitudes (min-max) : 1716m-3228m
Longueur : 20Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1500m-1500m
Difficulté : 5/5

Cette randonnée comporte des passages délicats et exposés. Elle est déconseillée par temps de pluie ou de brouillard ainsi qu'aux personnes pas assez expérimentées.

(Par Ludo, sortie effectuée le 31/07/09)
Lors du dernier jour de mon trek UCPA, nous avons gravi le point culminant du massif des Cerces : le Grand Galibier (3228m). Cette montagne est composée de deux sommets, et seule la partie Est est accessible en randonnée.
Ce fut en quelque sorte le couronnement du séjour, véritable "best of" de ce que peut offrir la montagne. Mais cette longue ascension s'adresse à des randonneurs expérimentés, en raison du dénivelé important et des passages d'escalade faciles mais exposés dans sa dernière partie.


Départ matinal de l'Alpe du Lauzet

Nous avons passé la nuit au refuge UCPA du hameau de l'Alpe du Lauzet. Il est accessible après une demi-heure de montée en partant du parking du Pont de l'Alpe (1716m), situé dans la descente du col du Lautaret en direction de Briançon.
Vu la longueur de la randonnée, nous partons à 6H du matin. Afin d'effectuer une boucle, nous prenons le petit sentier qui part vers le Nord en suivant un torrent.

Fatigués par la courte nuit, nous marchons en silence dans ce beau vallon, à peine troublé par le meuglement des vaches. Le sentier qui serpente en lacets devient de plus en plus raide. Nous avançons vers une muraille rocheuse qui semble infranchissable.
Mais ce "mur" peut se franchir, en passant par un goulet aménagé à l'aide de câbles. C'est le premier passage d'escalade de la journée, assez simple et même ludique si on reste concentré sur les prises. La descente doit être plus difficile ...


Sortie de la cheminée

Une belle étendue d'eau nous accueille à la sortie du passage câblé. C'est le Grand Lac (pas si grand que ça !), dominé par les impressionnantes Arêtes de la Bruyère. Nous le longeons par la droite, sur un sol un peu marécageux.
Le sentier grimpe maintenant vers le col de la Ponsonnière (2613m). C'est une montée régulière et plutôt raide, à travers les alpages. Arrivés au col, la vue sur le Grand Lac est impressionnante. Nous apercevons le sommet Est du Grand Galibier, qui ne sera pas gravi.
Il ne faut pas suivre le GR57 qui descend en direction du lac des Cerces (bel objectif de randonnée également). Nous prenons à la place un petit chemin non balisé qui suit la crête à l'Ouest jusqu'au col Termier.


Le Grand Lac vu du col de la Ponsonnière

Désormais, nous évoluons dans un secteur de haute montagne, où l'enneigement est souvent tardif. Nous passons devant le petit lac Blanc et entrons dans une zone très rocailleuse. Surprise, les bouquetins sont là ! Il y a environ une dizaine de ces chèvres des montagnes, véritables tous terrains bien adaptés à la vie en altitude. De tous les âges (défini en fonction de la longueur des cornes), ils se laissent approcher de près tant qu'on les laisse manger en paix le peu de végétation qui subsiste.
Le col Termier (2900m) est l'avant dernier étage de l'ascension du Grand Galibier. Nous laissons dans un coin nos repas de midi et attaquons la dernière partie de la montée.


Vers le col Termier. Un bouquetin est là !

Il est nécessaire de bien s'orienter dans cette partie finale. En effet, une muraille rocheuse est à franchir, avec peu de passages accessibles sans équipement d'alpinisme. Heureusement, des marques oranges peintes sur les rochers guident les randonneurs. Un groupe devant nous s'est apparemment trompé de chemin et fait péniblement demi-tour, avant de nous suivre !
Nous mettons les mains à plusieurs reprises, notamment dans la cheminée finale qui comporte des passages de niveau III. Assez exposée et sur un rocher patiné, une grande vigilance est nécessaire car une mauvaise chute ici aurait de graves conséquences ...

L'arrivée au sommet récompense bien tous ces efforts. On y trouve une croix (classique), une antenne radio (un peu moche), et une vue à couper le souffle ! Une grande partie des Alpes est visible d'ici : le Mont Blanc, le Queyras, les Ecrins bien entendu, mais aussi la Vanoise, les Aiguilles d'Arves, et même une petite partie du Vercors ! Juste en dessous, le célèbre col du Galibier parait bien bas malgré ses 2645m.


Au sommet du Grand Galibier

Nous profitons longuement de ce panorama en compagnie des autres groupes de randonneurs présents. Avant d'attaquer la descente nous signons notre passage dans le livre d'or présent au sommet. Certains écrits datent d'une quinzaine d'années !
La désescalade est un peu délicate par endroits et comporte toujours plus de risques que la montée. Au pied des rochers, notre accompagnateur décide de couper à travers le névé pour éviter les pénibles passages rocheux. Une descente rapide, glissante et qui soulage les genoux !


Descente délicate

Le parcours est le même en sens inverse jusqu'au col de la Ponsonnière, descendu assez rapidement. Arrivés au niveau de la bergerie, nous ne tournons pas vers le Grand Lac mais suivons la variante du GR57. Le soleil tape fort dans les alpages sans ombre, ce qui rend encore plus pénible cette longue route du retour.
Au détour d'un virage nous nous retrouvons soudainement face à un jeune bouquetin solitaire, en train de lécher une pierre à sel. Nullement impressionné, il se laisse prendre en photo sous tous ses profils. Il faut dire qu'il est très bien placé, avec la Meije en toile de fond ...


Un bouquetin très photogénique

Nous suivons le torrent du Rif qui descend bruyamment jusqu'à l'Alpe du Lauzet et au delà. Au refuge UCPA, les affaires sont rassemblées avant d'attaquer la dernière descente de la journée et de ces 5 jours de marche.
Ce sommet fut la conclusion d'un très beau séjour dans une partie magnifique des Alpes. Un terrain de jeu idéal pour les randonneurs à la recherche de parcours sportifs dans une nature encore préservée !

Parcours et profil (créés par EditGpx sur Skitour.fr) :

07/11/2009

Lac et col des Béraudes

Département : Hautes Alpes (05)
Massif : Cerces
Altitudes (min-max) : 2030m-2770m
Longueur : 6,2Km
Dénivelé (positif-négatif) : 740m-740m
Difficulté : 2/5 (lac) ou 3/5 (col)

(Par Ludo, sortie effectuée le 30 juillet 2009)
Durant l'avant dernier du jour de mon trek dans les Cerces, nous sommes passés de la vallée de la Clarée à celle de la Guisane.
Pour cela, nous avons franchi le Col des Béraudes (2770m), qui surplombe le lac du même nom.
Cette ascension en aller retour est l'occasion d'accéder à un beau lac de montagne, dans un décor très minéral. Courte mais raide, elle est déconseillée si la neige est encore présente car des passages sont assez exposés sur la fin. Il est également possible de s'arrêter au lac pour diminuer le dénivelé et la difficulté.

Comme pour le topo précédent, le point de départ est le parking situé à l'extrémité de la vallée de la Clarée, en partant de Névache. Nous avons passé la nuit au refuge Ricou (à conseiller !), accessible à une demi-heure de marche environ.
Après avoir croisés un troupeau de moutons d'un millier de bêtes, nous empruntons le pont du Moutet, qui traverse la Clarée. Le décor, très sympa, est bien représentatif du massif des Cerces.

Le pont du Moutet

Dès la traversée du pont le sentier commence à grimper en lacets. Il s'élève tout d'abord dans une petite forêt de conifères, qui disparaitra au fur et à mesure de la montée.
La pente, plutôt raide, n'effraie pas les nombreux randonneurs présents. C'est le 4ème jour de randonnée et les organismes commencent à fatiguer. Nous avons en effet accumulé environ 3400m de dénivelé depuis le départ. Malgré cela, le rythme reste assez soutenu.

Plus on s'approche du lac, et plus la pente parait augmenter. Les arbres ont laissé la place aux pelouses, qui commencent elles mêmes à disparaitre au profit des rochers.

Le lac est bientôt proche

L'arrivée au lac des Béraudes est un grand moment. Celui-ci étant caché durant toute l'ascension, on ne sait pas à quoi il ressemble avant de l'atteindre. Nous sommes donc étonnés par sa taille et sa couleur d'un bleu métallique très marqué.
La température de l'air est très fraiche à cause de l'ombre permanente. Quant à la baignade, elle n'est même pas envisageable !

Tout autour, le décor est entièrement minéral. Les brins d'herbe se font très rares dans ce cirque lunaire. Sur la gauche du lac, on devine bien le tracé qui mène au col des Béraudes, situé 270m au dessus de nous.

Le lac des Béraudes

La montée au col emprunte une sente étroite, qui coupe un vaste pierrier. Le vide est assez présent sur notre droite, ce qui peut impressionner les personnes sujettes au vertige. Par temps sec, ce n'est pas un chemin dangereux, mais il faut rester vigilant et éviter les faux pas !
La pente est très soutenue et le vent nous plaque contre la paroi. Par endroits, il faut mettre les mains pour grimper plus aisément.

Une fois arrivés au col, le lac parait bien plus petit. Nous encourageons les randonneurs du groupe qui évoluent dans les derniers mètres du sentier, visible d'ici dans son intégralité.
En attendant leur arrivée, nous cherchons le meilleur endroit pour s'abriter du vent et se réchauffer.

Au col des Béraudes

L'ascension du col n'est pas simple mais elle en vaut bien la peine pour sa superbe vue sur le lac et sur le massif des Ecrins. Ambiance austère et sauvage garantie ! Nous sommes entourés par le Pic de la Moulinière et la Tête de la Casille, deux "3000" accessibles uniquement avec du matériel d'alpinisme.
La descente jusqu'au pont du Moutet se fait par le même chemin (non effectuée). Faire preuve de prudence dans la première partie. Une fois le lac dépassé, il n'y a plus de difficultés.

Parcours et profil (aller seulement) :

18/10/2009

Mont Thabor (par les Drayères)

Département : Hautes Alpes (05)
Massif : Cerces
Altitudes (min-max) : 2030m-3178m
Longueur : 20Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1185m-1185m environ
Difficulté : 4/5

(Par Ludo, sortie effectuée le 28 juillet 2009)
Durant la dernière semaine de juillet 2009, j'ai effectué une randonnée itinérante dans le massif des Cerces.
Ce trek de 5 jours organisé par l'UCPA m'a permis de découvrir ce beau coin de montagne, à cheval entre Alpes du Nord et Alpes du Sud. Il offre ce que la montagne a de plus beau : alpages fleuris, lacs étincelants, ambiances minérales et neiges éternelles. Le tout sous le regard des nombreux bouquetins, marmottes et chamois qui peuplent le massif.

Nous étions neuf à effectuer une boucle au dénivelé conséquent, avec le franchissement de nombreux cols et l'ascension de quelques sommets. Parmi eux le Mont Thabor (3178m), point emblématique des Cerces, grimpé le 2ème jour du trek.
Chaque année à l'Assomption des processions ont lieu vers la petite chapelle posée à son sommet.

Le Mont Thabor vu de la Vallée Etroite

Nous avons passé notre première nuit au refuge CAF des Drayères (2180m, 64 places) avant de grimper le Thabor. Simple et assez confortable, il est accessible facilement à partir du parking situé à l'extrémité de la vallée de la Clarée, en partant de Névache.
Par cet itinéraire, le Thabor est un "3000" qui ne présente pas de difficultés techniques à part le franchissement de névés parfois importants. Vu la longueur et le dénivelé (1185m), il est conseillé de partir tôt le matin pour effectuer cette ascension.

Le refuge des Drayères

En sortant du refuge, nous prenons le GR57 (à suivre jusqu'au bout) qui grimpe sèchement vers le Nord Est. Avec environ 12Kg sur le dos, cette première montée nous cueille à froid et tire un peu les mollets.
Nous marchons au milieu des pelouses caractéristiques de cette altitude, dans le brouhaha des insectes qui pullulent en été. La lumière est magnifique et le ciel sans nuage (ce fut le cas toute la semaine !).

Peu après, nous arrivons au lac Rond (2446m) pour une première petite pause. On compte de nombreux lacs dans ce massif, d'où leurs noms pas forcément très recherchés.
La suite se complique avec la montée vers le col des Muandes (2828m), l'ancienne frontière avec l'Italie. C'est une montée raide mais régulière pendant laquelle les pelouses disparaissent progressivement, laissant la place au monde minéral de l'étage alpin.
Une fois au col la vue sur le massif des Ecrins, jusqu'alors dans notre dos, est magnifique. Notamment la Barre des Ecrins (4102m), le point culminant des Alpes du Sud.

Les Ecrins vus du col des Muandes

Le Mont Thabor et sa chapelle sont maintenant face à nous. Pour l'atteindre, il faut commencer par descendre légèrement sur une arête étroite et rocheuse. Attention où on met les pieds ici.
Nous rejoignons rapidement le col de Valmeinier, où nous voyons bien l'itinéraire jusqu'au sommet. Seul hic, un énorme névé nous barre le passage. Patrick, notre accompagnateur, estime que sa dernière partie est trop raide pour être franchie sans crampons. Il faudra donc la contourner en passant par les rochers.

Le névé et le ressaut final

La première partie du névé se franchit assez facilement, malgré la neige parfois glissante. Mes bâtons sont bien utiles pour garder l'équilibre.
La suite est plus difficile physiquement. En effet, ça commence par de la grimpette sur des gros rochers avant de rejoindre le sentier qui monte durement en lacets.
De temps en temps, un névé est soit contourné, soit traversé. Je commence à ressentir l'altitude car je m'essouffle vite. C'est un peu "l'effet Ventoux" : un sommet qui parait tout proche mais qui n'arrive jamais !

Les derniers mètres avant le sommet

Aux alentours des 3000m, nous rejoignons le large sentier provenant de la Vallée Etroite (frontière italienne). Les randonneurs deviennent plus nombreux car cette voie est la manière la plus simple d'atteindre le Thabor.

Les premiers arrivés attendent le reste du groupe à la petite chapelle. Le vent souffle et la température est très fraiche ! C'est la première fois que je grimpe si haut, je savoure donc ce moment. D'autant plus que la vue est magnifique sur une bonne partie des Alpes, de la Dent du Géant (massif du Mont Blanc) aux Ecrins, en passant par le Queyras.

Devant la chapelle au sommet

Nous prenons le repas de midi près de la chapelle puis une photo de groupe au "vrai" sommet du Thabor. La descente interminable de plus de 1400m de dénivelé se fera jusqu'au refuge Tre Alpini (Vallée Etroite), où nous passerons la nuit. Je ne décris pas l'itinéraire complet dans ce topo car il ne peut se faire en aller retour ni en boucle à la journée.

Pour les randonneurs habitués aux longues ascensions, cette sortie est à découvrir absolument. De la verdoyante vallée de la Clarée à l'austérité de la haute montagne, les différentes ambiances montagnardes vous combleront.

Parcours et profil (aller seulement) :

15/10/2009

Le Serre de Montué

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 1445m-1706m
Longueur : 8Km
Dénivelé (positif-négatif) : 385m-385m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 12 juillet 2009)
Le Serre de Montué (1706m) est le point culminant du plateau d'Ambel, au coeur du Vercors Drômois. Par beau temps, nous voyons de notre fenêtre son sommet tout arrondi, souvent plongé dans le brouillard. C'est pour cette raison que nous avons reporté son ascension à plusieurs reprises.

Mais ce 12 juillet les conditions sont optimales. Nous nous rendons à la petite station de Font d'Urle à la fraiche pour effectuer cette courte randonnée. Au programme, un peu moins de 400m à grimper donc rien de très méchant.
Nous commençons par suivre la direction du pas de l'Infernet. A la sortie de la station, le sentier pénètre tout de suite dans les alpages et rejoint rapidement le GR93.

Après une demi heure de marche un premier sommet se dresse devant nous. Il est situé à l'extrémité Sud du Serre de Montué (point 1692 sur la carte). Nous décidons d'y monter. Ce détour n'est pas obligatoire mais doit valoir le coup pour le paysage.

Un premier sommet

L'ascension dans les pelouses, raide mais courte, se fait en quelques minutes. Derrière le sommet, des falaises calcaires de plusieurs centaines de mètres plongent dans le vide. Impressionnant !

Leur côté inaccessible permet d'abriter de nombreuses espèces d'oiseaux. Dont un splendide aigle royal que nous avons la chance de voir voler au dessus de nos têtes. Avec son envergure dépassant les 2 mètres, on pourrait le confondre avec un deltaplane vu de loin.
Sur le sommet qui nous fait face, des chevaux semi-sauvages paissent tranquillement au bord d'un immense précipice. Chute interdite pour les canassons !

Des chevaux qui n'ont pas le vertige

Nous redescendons et rejoignons le GR au niveau du pas de l'Infernet. Peu après nous quittons le sentier rouge et blanc pour grimper le Serre de Montué. Il faut pour cela prendre la 2ème sente qui part sur la droite après le pas.
A partir de maintenant, l'itinéraire n'est plus balisé mais reste évident car le sommet est toujours en vue.

1,5Km nous séparent de notre but. L'ascension ne présente pas de difficultés, il suffit de rester sur la petite trace. Seuls les derniers mètres hors sentier sont un peu raides.
Le seul danger sur ce type de parcours est le brouillard, qui risque d'égarer le randonneur et le faire s'approcher dangereusement des falaises.

Sommet en vue

Un cairn symbolise le sommet du Serre de Montué. Le vent souffle fort et nous refroidit vite sur cette montagne où ne pousse aucun arbre. La grande forêt de Lente est pourtant toute proche !
La vue à 360° s'étend des Hauts Plateaux du Vercors au Diois. Avec des jumelles nous distinguons Saint Marcellin, à 25Km à vol d'aigle.

Observation des alentours

La descente peut très bien se faire en prenant le chemin en sens inverse. Nous décidons de corser un peu la difficulté en descendant par le versant Est.
Ce qui parait simple au premier abord se révèle un peu piégeux, car les pelouses sont défoncées par les intempéries et cachent de nombreux trous de marmottes. Attention aux chevilles !

Nous descendons progressivement en empruntant des sentes probablement tracées par le bétail. C'est ainsi que nous réalisons le tour complet du Serre de Montué. Le retour à Fond d'Urle se fait ensuite par le GR93 emprunté à l'aller.

Cette belle sortie est idéale pour le marcheur voulant atteindre un vrai sommet sans grimper pendant des heures. Le tout dans une ambiance "montagne", avec des vastes alpages, des falaises abruptes et une faune (sauvage et domestique) bien fournie.

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

23/09/2009

Bec de l'Orient (par La Rivière)

Département : Isère (38)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 208m-1554m
Longueur : 13,8Km
Dénivelé (positif-négatif) : 1450m-700m environ
Difficulté : 4/5 (par La Rivière)
Difficulté : 3/5 (par Les Coings)

Cette randonnée emprunte le pas de la Clé, qui est interdit l'hiver et déconseillé par temps de pluie. Prudence recommandée en toutes circonstances.

(Par Ludo, sortie effectuée le 13 juin 2009)
Le Bec de l'Orient (1554m) est un des sommets le plus septentrional du Vercors. Comme son nom ne l'indique pas, il se situe à la frontière Ouest du massif, et domine la vallée de l'Isère de plus de 1300m. Cette position et sa forme caractéristique font qu'on le voit de très loin.

J'ai décidé de faire son ascension intégrale en partant de la Rivière, un petit bourg situé à son pied. Une randonnée engagée, avec un dénivelé sérieux (1450m de montée au total), que l'on peut réduire en partant de plus haut.
C'est ce que fera Lolo, qui me rejoindra au col de Montaud, après s'être garée non loin du village du même nom.

Le Bec de l'Orient vu de St Gervais

Lolo me dépose donc assez tôt le matin à la Rivière. La journée s'annonce très chaude et très ensoleillée. Je suis le sentier balisé en jaune et vert qui va grimper dans les bois jusqu'à la cabane forestière de Pied Frais.

Je quitte à peine le village qu'un premier souci apparaît : le sentier est envahi par les orties ! Étant en short et en tee-shirt et ne voulant pas perdre de temps à mettre des vêtements longs, je m'engage. Erreur. Les orties me brûlent les bras et les jambes. Ça commence bien ...
Après une petite accalmie, ce sont les ronces qui arrivent ! Elles me barrent complétement le passage et m'obligent à faire des contournements délicats, car le sentier se trouve dans un ancien lit de rivière. Je mets un quart d'heure pour parcourir 500m, et je ressors bien écorché.

Au panneau "Revéty", je traverse la route goudronnée, un peu énervé par ce chemin laissé à l'abandon. Ayant pris du retard, je grimpe les fortes pentes qui suivent à une allure élevée, au risque d'user trop d'énergie. La forêt est dense, et le chemin parfois glissant et boueux.
J'arrive rapidement à la cabane de Pied Frais (753m), au pied des falaises. C'est l'occasion de faire une courte halte. D'ici part un "sentier botanique", avec des panneaux décrivant les différentes espèces végétales du coin.

La cabane forestière de Pied Frais

Il faut désormais suivre la direction du col de Montaud, où m'attendra Lolo. Mais la route est encore assez longue. Surtout que dans la précipitation je me trompe de chemin (pourtant signalé), et je m'embarque sur le sentier forestier ! Voyant que l'altitude n'augmente pas, je constate mon erreur et fais demi-tour. Encore un quart d'heure de perdu ...

Une fois sur le bon sentier, l'altitude s'élève rapidement. La randonnée devient sauvage, au milieu d'une forêt épaisse où les repères s'effacent. Je me concentre donc sur les balisages, toujours jaune et vert.
Il faut parfois franchir des gros rochers ou des petits pierriers. Par endroits, le chemin est très étroit, voire scabreux, et des branches me barrent le passage. Une bifurcation permet également de rejoindre la bergerie de Fessole, située dans la réserve naturelle des Ecouges.

Quand les premiers conifères font leur apparition, le sentier s'élargit et devient plus facile. J'arrive peu après à la route goudronnée du col de Montaud (1076m), où m'attend Lolo.

Chemin étroit dans la forêt dense

Pendant un kilomètre environ, nous marchons sur cette route déserte, déjà empruntée l'an dernier en vélo (voir article). Nous la quittons pour suivre la direction du pas de la Clé, indiquée par un panneau.
Ce pas permet d'atteindre le haut des falaises (rochers de la Clé). La pancarte rappelle qu'il est interdit en hiver et déconseillé par temps de pluie. Passages délicats en perspective ?

En tout cas, le début de la montée dans la forêt de conifères est très raide. L'ascension du col de Montaud par la Rivière est déjà un bon objectif de randonnée (850m de dénivelé). Ce raidillon supplémentaire fait donc mal aux jambes, y compris pour Lolo partie 250m plus bas.
Nous croisons des pompiers qui s'exercent à grimper dans la forêt avec un lourd tuyau. Bon terrain d'entrainement !

La vue se dégage soudainement quand nous quittons les arbres. Le chemin, étroit, emprunte une vire et longe la falaise. Le sentier est un peu aérien mais pas dangereux dans ces conditions, en restant prudent bien entendu. Le panorama sur Voiron et la Chartreuse est vraiment magnifique.
Deux options s'offrent à nous pour achever le franchissement du pas : suivre le chemin balisé ou emprunter une cheminée sur notre droite. Pour le fun, nous grimpons par le "toboggan" (aucune difficulté), où l'on faisait glisser autrefois les troncs d'arbres pour les descendre dans la vallée.

Dans la cheminée du pas de la Clé

A la sortie du pas, nous rejoignons le GR9 qui nous mènera jusqu'au sommet. Soit encore deux kilomètres à parcourir, à travers les fougères et les conifères donnant au paysage une allure de taïga sibérienne.
Le sentier ne cesse de monter et de descendre. Je croise beaucoup plus de randonneurs qu'au début de la randonnée, car ce lieu est facilement accessible à partir d'Autrans.

Après une ultime montée, nous voyons la grande croix métallique qui indique le sommet du Bec de l'Orient. Comme on pouvait s'y attendre, le panorama est impressionnant. D'Est en Ouest on voit du Mont Blanc au Mont Mézenc, en passant par les Chambarans et le Lyonnais.
La pause repas est aussi bien appréciée après ces quelques heures d'ascension !

Au sommet

Nous redescendons le pas de la Clé par le sentier balisé, qui se révèle glissant avec tous ses gravillons. On comprend pourquoi il ne faut pas l'emprunter par mauvais temps, car le vide n'est pas loin !
Une fois de retour sur la route goudronnée, nous prenons le premier chemin qui descend en direction de Montaud par la forêt. En effet, notre voiture est garée en contrebas, au hameau des Coings (910m), point de départ de Lolo.
Un peu émoussé par la longue montée et la chaleur, je n'ai pas le courage de descendre jusqu'à la Rivière.

La Chartreuse vue du pas de la Clé

Épique : voilà ce qui peut résumer cette première grosse randonnée de l'année 2009. Malgré le mauvais état du chemin au départ, tout était réuni pour un grand moment !
Je ne peux donc que recommander cette sortie, sachant qu'il faut compter au minimum trois bonnes heures de montée en partant de la Rivière. Partir du hameau du Coing est aussi un bon moyen de découvrir ce beau sommet.


Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

13/09/2009

Le Saut de la Truite

Département : Drôme (26)
Massif : Vercors
Altitudes (min-max) : 603m-1140m
Longueur : 11,6Km
Dénivelé (positif-négatif) : 537m-537m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie effectuée le 1er juin 2009)
Pour inaugurer le mois de juin 2009 et l'été qui s'annonce bientôt, nous choisissons la randonnée du "Saut de la Truite". Derrière ce nom insolite se cachent de grandes falaises, situées dans un magnifique site du Vercors Drômois.
Quand les conditions le permettent, une cascade s'écoule alors le long des rochers. La verra-t-on après ce mois de mai plutôt sec ? Pas sûr ...

Nous partons de Bouvante le Haut (600m), un minuscule village très isolé au fond d'une combe. Sur la route qui y mène, étroite et sinueuse, nous nous arrêtons pour laisser passer des vaches.
Au lieu-dit "les Roissards", nous prenons le sentier balisé jaune et vert. Dans un premier temps, il longe les champs et les habitations. Peu à peu, nous pénétrons dans une belle forêt mixte, sombre et humide.

Début de la traversée de la forêt

Le chemin devient de plus en plus raide. La progression est assez difficile car le sol est glissant. Une vraie patinoire de racines et de boue ! Par endroits, nous nous aidons des branches pour mieux adhérer.
Après un kilomètre d'ascension "forestière", nous rattrapons une piste plus large.

Le sentier, en pente douce et en lacets, est plus agréable. Sur notre droite, nous commençons à apercevoir les pelouses arrondies du Roc de Toulau, le point culminant du secteur avec ses 1581m. Les rochers qui nous entourent sont quant à eux verticaux et effilés.
Une surprise nous attend à la suite d'un virage. En effet, la piste passe sous une grande arche creusée dans les rochers. Un tel tunnel naturel est peu courant !

L'arche du Saut de la Truite

A la sortie du tunnel, le spectacle continue. Un superbe panorama apparait sur Bouvante, 500m plus bas, et sur toute la combe. Le vide est tout près de nous, les falaises plongent à la verticale : pas de doute, nous sommes arrivés à destination.
Nous croisons deux personnes observant les oiseaux à la longue vue. Ce secteur escarpé abrite en effet de nombreux rapaces.

Tandis que nous évoluons le long des falaises, nous cherchons la fameuse cascade, en vain. Il est sans doute trop tard dans la saison pour la voir ... Même si la truite n'est pas au rendez-vous, la vue offerte vaut largement le détour !

Panorama du haut des falaises

Nous décidons de continuer jusqu'à la maison forestière de Gardiole, située à 1Km environ. Le chemin est désormais tout plat, dans une prairie fleurie où coule un petit ruisseau.
Arrivés à la cabane, retour à la civilisation avec toutes ces voitures garées. La route du col de la Bataille, une des artères du Vercors, passe juste ici. D'où tous ces randonneurs ou simples promeneurs en route vers les alpages du plateau d'Ambel.

Nous faisons demi-tour tandis que le ciel commence à se couvrir. Nous repassons sous le tunnel et reprenons la large piste forestière de l'aller. Mais au lieu d'emprunter de nouveau le petit sentier très glissant, nous continuons sur la piste pour éviter une descente pénible.
Par ce chemin, le retour est un peu plus long mais sûrement plus facile. De plus, on peut voir l'arche de ce côté, alors qu'elle était cachée par les arbres à l'aller.

L'arche vue du chemin du retour

A part le début un peu raide, cette randonnée est plutôt facile dans l'ensemble. A éviter tout de même par temps de brouillard, à cause de la proximité des falaises. C'est un coin méconnu du Vercors, mais aux richesses naturelles à découvrir !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :

31/08/2009

Forêt de Saou : circuit de Roche Colombe

Département : Drôme (26)
Massif : Diois
Altitudes (min-max) : 336m-886m
Longueur : 8,6Km
Dénivelé (positif-négatif) : 550m-550m environ
Difficulté : 2/5

(Sortie réalisée le 23 mai 2009)
Situé à 15Km au Sud de Crest, le joli village de Saou est célèbre pour la curiosité naturelle qui l'entoure : la Forêt de Saou. Impossible de ne pas reconnaitre cette montagne du Diois, avec sa silhouette en forme de gigantesque navire. Pour les géologues, c'est un synclinal perché, le plus haut d'Europe (1589m au Seyou).

L'intérieur et les flancs de la montagne sont recouverts d'une épaisse forêt, aux essences variées et préservées. Nous profitons de ce samedi de mai très ensoleillé pour grimper au point culminant de la crête Ouest de la Forêt de Saou, appelé Roche Colombe. De là haut, nous aurons une vue plongeante sur l'intérieur du synclinal et les alentours.
Le départ de la randonnée se fait depuis le centre du village de Saou. Nous prenons un chemin (balisé) qui part derrière l'église, en direction du Nord.

Saou, charmant village au pied de la montagne

La large piste que nous suivons se rétrécit de plus en plus à l'approche de la montée. Celle-ci sera assez courte, mais bien raide : environ 500m à grimper en 2Km. Les mollets sont donc mis à contribution dès le début !

Le soleil tape déjà fort sur ce versant exposé Sud, et les gravillons blancs du chemin renforcent l'impression de chaleur. Nous ne sommes pas si loin de chez nous, mais la végétation est beaucoup plus méditerranéenne.
Vu la pente, nous prenons vite de l'altitude. Le village de Saou, surplombé de son imposant rocher (le Roc), apparait déjà bien bas.

Vue sur Saou dans la montée

Le sentier serpente désormais au pied des falaises, qu'il va falloir grimper pour arriver sur la crête (le Maupas). Pas d'inquiétude, cela se fait facilement en marchant sur de gros rochers, avec une légère exposition par moments.
Le plus dur est fait à présent. Nous suivons la crête sur un sentier étroit à travers la forêt, bien épaisse à cet endroit.

Soudain, la végétation s'éclaircit et un premier point de vue apparait sur notre gauche. Nous continuons sur le chemin pour rejoindre peu après le belvédère de Roche Colombe, le point culminant du jour (886m).
Comme prévu, le panorama est superbe : la plaine de Crest, le Vercors Sud, Saou, tout y est. Le plus impressionnant étant la vue sur l'intérieur de la montagne, couverte de forêt. La géologie nous offre parfois de jolis cadeaux !

L'intérieur de la Forêt de Saou

L'unique chemin commence maintenant à descendre en pente douce à travers la végétation. C'est si étroit et touffu que nous avons parfois l'impression de ne pas être sur le bon itinéraire. Nous sommes donc un peu rassurés quand le pas de l'Echelette est en vue, un kilomètre environ après le belvédère.

Pour achever cette boucle et redescendre à Saou, nous prenons le sentier qui descend de manière raide sur notre gauche. Celui de droite permet d'entrer à l'intérieur de la montagne, ce qui rallongerait le circuit significativement.

La descente du pas est au départ un peu technique, à cause de la présence de gros rochers qui peuvent être glissants. Par endroit, nous devons nous courber pour passer sous des voutes naturelles.
La suite de la descente est plus douce. Nous évoluons au milieu d'une vaste forêt, où il fait bien frais. L'ambiance est brumeuse, presque mystérieuse ...

Dans la descente

Retour à la chaleur et à un terrain sec quand nous arrivons au pied de la montée. Le chemin (balisage pour VTT) est plus large et moins accidenté. Nous croisons un groupe de cavaliers, qui montent apparemment vers le pas de l'Echelette. Déjà que c'est étroit pour un randonneur, qu'est-ce que ça va être en cheval ?

Il reste environ 3Km à parcourir pour rejoindre le village. Ce n'est pas la partie la plus agréable de la randonnée, car elle exposée en grande partie au soleil. Attention aux coups de chaleur en plein été !
Heureusement, le décor du Diois est toujours aussi beau. Les falaises sur lesquelles nous marchions auparavant sont maintenant au dessus de nos têtes.

Sur le chemin du retour

Après une dernière piste bien large, le camping de Saou est en vue. La boucle est bouclée. Rafraichis à la fontaine du village, nous prévoyons déjà d'y retourner, pour explorer une autre partie de cette montagne aux multiples facettes !

Parcours et profil (créés par VisuGPX sur Skitour.fr) :